Réseau Éducation Sans Frontières 33 Réseau Éducation Sans Frontières 33

agenda

Du 1er janvier Au 30 juin
Les permanences

RESF33 1e me du mois, 10h ASTI.


Rassemblement lundi 10 septembre 17h Préfecture

Communiqué de presse du RESF33

6 septembre 2007

La radicalisation de la politique gouvernementale à l’égard des étrangers conduit à des décisions iniques et insupportables.

Le RESF 33 souhaite alerter la population sur les risques gravissimes d’expulsion pesant sur plusieurs personnes soutenues par le Réseau Education Sans Frontière et actuellement détenues au centre de rétention de Bordeaux.

En effet, cette politique de chasse à l’étranger en situation irrégulière conduit l’Etat à faire enfermer au centre de rétention administrative (CRA) de Bordeaux un mineur et des pères de famille, ce qui porte atteinte à leurs droits fondamentaux et les expose en cas d’expulsion à des traitements inhumains et dégradants.

* Ainsi, un mineur de 17 ans est au CRA, bafouant la Convention Internationale des Droits de l’Enfant : Ahmad FAWAD est né le 15 janvier 1990. Arrêté, il a été soumis à deux examens osseux pour estimer son âge. Le premier lui donne autour de 18 ans, le second autour de 30 ans, permettant au juge de considérer qu’il serait expulsable. Cette différence constitue une preuve incroyable du manque de fiabilité des examens osseux, d’ailleurs non pris en compte dans les autres pays d’Europe. Cela risque néanmoins de renvoyer Jawad, un mineur qui devrait bénéficier d’une protection de l’Etat en tant que mineur isolé, en Afghanistan, un pays en proie à une guerre civile le menaçant dans son intégrité physique.

* Ladji Mamadou OUATTARA a été arrêté chez lui mercredi matin alors qu’il donnait le biberon à son fils de 9 mois qui jouait avec son autre fils de 6 ans et en présence de sa compagne. Il a perdu son titre de séjour d’un an suite à la dénonciation de son ex-compagne qui lui reproche d’avoir reconnu, pourtant d’un commun accord, leur enfant. C’est donc d’un conflit d’ordre privé que naît pour Ladji, de nationalité ivoirienne, le risque d’être coupé de ses deux enfants, de sa compagne, de sa soeur et de son cercle amical mais aussi professionnel puisque Ladji doit cette année continuer ses études à la faculté de médecine de Bordeaux. Surtout, outre pour Ladji l’atteinte à sa vie privée et familiale qui le priverait de ses trois enfants et de sa compagne, Ladji risque d’être soumis à des traitements inhumains et dégradants. En effet, d’origine Dioula et du fait même de son nom, Ouattara, son retour dans son pays d’origine le menace très gravement en raison de la situation politique actuelle très confuse en Côte d’Ivoire. Ses enfants, de même origine ethnique courraient les mêmes risques.

* El Maati BOUYAHIA, vit avec sa concubine depuis cinq ans avec laquelle il a deux enfants âgés de deux ans et de 7 mois. En situation irrégulière, de peur d’être arrêté, il n’a pas fait en mairie de reconnaissance de ses deux enfants. Or, la nationalité française de sa compagne devrait lui octroyer un titre de séjour en tant que père d’enfants français. Le juge a prolongé sa rétention pour 15 jours et une expulsion vers son pays d’origine, le Maroc, risque de couper cet homme de sa compagne et de leurs deux enfants, qu’ils élèvent, de priver les enfants d’un père et ainsi porter atteinte à sa vie privée et familiale.

Parce que ces trois situations sont insupportables et honteuses, nous appelons à un rassemblement devant la préfecture de Bordeaux le lundi 10 septembre à 17 heures en appui à une demande d’audience du RESF33 au préfet ; l’assemblée se mettra en marche à 17h45 en direction du centre de rétention de Bordeaux devant lequel tout le monde se rassemble à partir de 18h pour exiger la libération immédiate des personnes enfermées et soutenues par le resf33.

Contactez le resf33

par mail :

resf33.bdx@gmail.com

par courrier :

RESF 33 - Bourse du Travail

44 Cours Aristide Briand

33075 Bordeaux cedex

en se rendant aux permanences

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