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Des parents d’élèves et des enseignants du collège Alain Fournier soutiennent la famille Safarian menacée d’expulsion. Un collectif paie leur loyer

Mobilisés pour Diana

article écrit par Christine Morice - publié dans sud ouest - Gironde - 13-03-2008

15 mars 2008

Jusqu’à quand la famille Safarian pourra -t-elle occuper son logement du Grand-Parc ? Parviendra-t-elle à éviter l’expulsion, à remporter le combat épuisant qu’elle mène depuis des mois ?

L’étau se resserre autour de Karen et Suzanna Safarian, un couple d’immigrés arméniens, et de leur fille Diana élève en classe de sixième au collège Alain-Fournier.

Mardi, devant le tribunal administratif de Bordeaux des parents d’élève de la FCPE, des militants du Réseau éducation sans frontières (RESF), des enseignants et des camarades de classe de Diana étaient venus les soutenir. Le couple est visé par un refus de titre de séjour et une obligation de quitter le territoire français dans un délai d’un mois. Tous craignent que la demande d’annulation de cette mesure préfectorale ne soit pas reçue favorablement par la juridiction administrative. La décision est attendue dans une vingtaine de jours selon l’avocat de la famille, Me Christelle Jouteau.

10 euros chacun.Pour l’heure, le comité de soutien qui regroupe une soixantaine de parents appartenant aux deux principales fédérations, des enseignants du collège et de l’école Jacques-Prévert où était scolarisée l’adolescente auparavant, s’acquite, depuis peu, du loyer que doivent payer Karen et Suzanna. Chacun donne dix euros par mois dans le cadre d’une mobilisation qui permet d’aider une autre famille arménienne, se trouvant dans le même cas. « Ca nous fait mal de voir que Diana subit cette situation » confie Philippe Romant, le professeur principal de la jeune fille. « C’est une bonne élève avec un très bon état d’esprit ». « Elle est très bien intégrée, invitée à tous les anniversaires » soulignent en c ?ur Sophie Hello, secrétaire de la FCPE, le président Patrick Gerra et aussi Véronique Berge, adhérente à la PEEP. A l’heure actuelle Karen et Suzanna Safarian, arrivés en France en 2004, après avoir été expulsés des Pays-Bas, semblent avoir épuisé tous les recours. Leur demande d’asile politique a été refusée et seule, Diana, bénéficie d’une autorisation pour rester sur le territoire français jusqu’en 2010. Ils aimeraient pourtant que les efforts engagées pour apprendre le français, pour s’intégrer au mieux à notre société soit récompensés.

Licencié.Le père Karen, juriste de métier, ne peut concevoir un retour dans son pays d’origine. Il évoque un risque de représailles à la suite d’une affaires de corruption. « Il faudrait quarante jours pour tout expliquer ». dit-il, affirmant que sa sécurité est menacée, en Arménie.

Cet homme de 42 ans a travaillé deux ans en CDI dans une entreprise de travaux publics de Cenon, avant d’être licencié pour raison économique. A présent, il n’a plus le droit d’occuper un emploi déclaré. Son épouse est soignée au CHU pour une forme rare de rhumatismes évolutif. Mais c’est surtout pour leur fille unique qu’ils se battent. Diana, bonne élève, vive et intelligente, ne veut pas quitter ses amies bordelaises. « Elle pense en français » dit son père.


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