Réseau Éducation Sans Frontières 33 Réseau Éducation Sans Frontières 33

Libérés mais la mobilisation continue Pour la famille Sajaia et Guelashvili

enfermée au CRA de Toulouse qui risque l’expulsion immédiate

28 février 2012

La famille S a été libérée le 28/02 très tard.

Elle aurait été libérée sur décision administrative de la préfecture, la décision du Tribunal Administratif est en cours. Les risques pour cette famille ne sont pas terminés.

Dimitri le père de famille est sorti de la salle de réveil après son opération et devrait sortir rapidement. La famille devrait rentrer sur Bordeaux.

Soulagement mais la mobilisation continue.

voir la pétition http://www.educationsansfrontieres.org/article41193.html

Rappel : La famille arretée le 27/02 à la préfecture de Gironde n’avait pas pu être embarquée le 28/02 car le papa, connaissant les risques s’il retourne en Georgie, a fait une tentative de suicide au moment du départ.

voir l’article de Libé Toulouse

Ci-dessous l’appel à faxer/ mailer, à diffuser largement à tous vos réseaux. Merci pour cette famille.

-----

Prefecture de la Gironde

Numero de fax de la préfecture de Gironde  : 05 56 90 60 67

Mail : prefet@gironde.pref.gouv.fr

Préfet de la Gironde : Patrick STEFANINI

fax : 05 56 90 64 76

mail : patrick.stefanini@gironde.pref.gouv.fr

mail secrétaire général de la préfecture : isabelle.dilhac@gironde.pref.gouv.fr

Prefecture de Haute Garonne

Préfet de Haute Garonne : Henri-Michel Comet

fax : 05 34 45 37 38

mail : henri-michel.comet@haute-garonne.pref.gouv.fr

mail secrétaire général de la préfecture : francoise.souliman@haute-garonne.pref.gouv.fr

>

Les deux modes de communication (fax et mail) ne sont pas redondants. Si vous le pouvez, faites éventuellement les deux.

-----

Monsieur le Préfet de la Gironde, Monsieur le Préfet de la Haute-Garonne,

Je souhaite attirer votre attention sur la situation de Dimitri Sajaia et Nahia Guelashvili son épouse, leurs enfants Torniké six ans et trois mois, Salomé quatre ans et huit mois, Nia trois ans le mois prochain, Berbere 13 mois.

Ils n’ont pas pris l’avion ce matin pour la Pologne. Le papa qui connaît le sort qui les attend du fait de ses prises de position de neutralité dans le conflit qui oppose la région de Géorgie où il vit à la Géorgie même (voir la pétition http://www.educationsansfrontieres.org/article41193.html) s’est ouvert les veines ce matin au moment du départ.

Renvoyer cette famille vers la Pologne, c’est cautionner les pratiques douteuses forcées de prises d’empreinte aux passages des passeurs d’une part, et prendre le risque d’autre part que leur demande d’asile dans ce pays soit sans effet.

La famille a été arrêtée au guichet de la préfecture où elle était convoquée dans le cadre de la Convention dite Dublin II et pour la première fois aucun accompagnant n’a été autorisé à entrer pour soutenir la famille.

La machine à expulser, en dévoyant les mots, les charge de son sale travail, comme la femme de César, elle, se doit d’être sans tâche. Ce qui lui a permis d’ajouter la cruauté à la cruauté, l’inhumanité à l’inhumanité, en séparant la famille pour la faire voyager dans deux véhicules différents : le papa et Torniké le fils dans une voiture, la maman et les trois petites filles dans une fourgonnette. Pourquoi avoir alourdi la charge d’angoisse de petits enfants ? Pourquoi des pratiques qui ne sont pas sans réveiller des réminiscences ?

La Convention Dublin II a pour but premier d’empêcher des afflux de migrants dans les pays les plus excentrés de l’Europe qui, comme la Pologne, la Grèce sont submergés. C’est ce qui se dit. Pour récupérer les empreintes du papa et de la maman, à un arrêt surprise du passeur qu’ils avaient payé pour venir en France, des policiers polonais ont gardé les enfants en otage le temps que les parents acceptent de « donner » leurs empreintes. Voilà pourquoi aujourd’hui Torniké, Salomé, Nia et Berbara ont été arrêtés en préfecture de la Gironde et ont pris, avant l’avion vers la Pologne, la route du CRA de Toulouse. Les pleurs et les cris des enfants séparés de leur père à la préfecture de la Gironde vont résonner longtemps dans les oreilles.

La famille, géorgienne mais vivant en Abkhazie, région qui veut son indépendance ce qui génère des guerres civiles, ne pouvait plus rester en sécurité dans son pays. Le papa a refusé de faire la guerre du coté géorgien aussi bien que du coté abkhaze. Sa neutralité lui avait coûté ses récoltes, son troupeau, les enfants âgés de 1 an à 6 ans étaient menacés de mort.

Un comité de soutien s’est constitué dans les deux écoles des aînés, un parrainage a eu lieu avant les vacances de février, l’élu parrain républicain s’est investi dans son rôle.

Nous demandons l’application de la clause humanitaire non seulement au titre de l’asile mais aussi du fait de l’état de santé extrêmement dégradé des enfants.

Nous protestons contre l’enfermement de cette famille. Nous protestons contre l’enfermement des enfants qui voient ici leurs droits bafoués au titre de la Convention européenne des droits de l’homme et de la Convention internationale des droits de l’enfant.

Nous demandons la libération de cette famille et le traitement de sa demande d’asile par la France où elle croyait trouver un semblant de sécurité.

Contactez le resf33

par mail :

resf33.bdx@gmail.com

par courrier :

RESF 33 - Bourse du Travail

44 Cours Aristide Briand

33075 Bordeaux cedex

en se rendant aux permanences

Sur le site national

Toute l’actualité du site National